Je viens d'aller voir Munich le nouveau Spielberg. Je suis resté scotché. Outre le sujet, c'est surtout le film le plus stressant que j'ai vu depuis longtemps. Pendant plus de 2H, Spielberg vous tient en haleine et va crescendo vous angoisser et vous faire entrer dans la logique d’un type bien qui doit faire un sale boulot. Au début les assassinats sont fait à la va vite, comme on commande un café, puis plus le temps passe plus les héros se demandent et se questionnent sur leurs missions et leurs valeurs. D’un point de vu mis en scène il ya un coté Hitchcock. On voit Avner se morfondre petit à petit. Le film a fait scandale et beaucoup on critiqué son « parti-pris ». En réalité le film n’est pas si polémique. Sur 2H de film on rétreindra 2 scènes. La 1ère est celle ou Avner parle avec un terroriste et met au même niveau « mossad » et « hamas » et dans laquelle le palestinien explique que c’est parceque « les juifs sont » et « qu’ils font » que chaque jour il nait un terroriste de plus. Et surtout la scène finale avec les twins en contre-plan comme pour nous rappeler que « tout cela pour cela » ou pour conclure sur le fait que « la chasse » aura abouti au 11 septembre.
Autant je veux bien croire que la haine engendre la haine et que les exactions du mossad et de l’armée israélienne créés des montres toujours plus féroces. Mais je pense que le problème est plus profond. Le mal n’a pas besoin d’excuse et de justification pour s’alimenter. La haine s’auto justifie. Si les Twins sont tombées, c’est parce que nous sommes ce que nous sommes et que les extrémistes musulmans exècrent notre société et nos valeurs. Etat palestinien ou pas, irak ou pas, arabie saoudit ou pas les excuses font légions….
De plus, faire le lien entre Oussama ben Laden et Septembre Noir est un gros raccourcis simpliste. La Palestine & al qaida sont 2 sujets distincts. Le 1er cherche a tirer un soutien via la cause palestinienne mais en réalité il n’a que faire de cela. Ben laden est un riche saoudien qui ne partage aucunes valeurs ni aucuns objectifs avec les palestiniens (sauf l’antisemitisme).
L’autre question se pose aussi en termes de relation entre cinéma et histoire. Un œuvé doit romancer [normal c’est un film] mais jusqu’ou ? Faut il accepter des oublis importants, des contre-vérités.
Il omet au moins: la bavure de Lillehammer, en Norvège, où les Israéliens exécuteront par erreur un innocent (en l'occurrence, le frère de Chico Bouchikhi, fondateur des Gypsy Kings) et, surtout, la nullité coupable des forces de l'ordre allemandes, dont on sait à présent combien elles auront contribué au dénouement fatal de la prise d'otages, tuant peut-être davantage encore d'Israéliens que les terroristes du groupe Septembre noir. Sans oublier qu’aucuns agents du mossad n’est mort en mission. C’est dommage que cela n’est pas été évoqué. Déjà dans la Liste de Schindler, Spielberg nous avait fait le coup insoutenable de la « vrai douche ». Que l’on aime ou pas le cinéma de Spielberg, il a le mérite de poser des questions passionnantes sur les rapports entre l’histoire et la fiction.
A voir le blog sur septembre noir
un article sur un blog israelien